Campagne agricole 2017: la ministre de l’Agriculture entame sa tournée foutanienne par Lélouma

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Ce périple qui conduira madame la ministre de l’Agriculture dans certaines préfectures des régions de Labé et Mamou, s’inscrit dans le cadre du suivi et la supervision de la campagne agricole 2017. Jacqueline Marthe Sultan et sa suite ont commencé la tournée lundi 11 septembre par la préfecture de Lélouma, a constaté sur place Guinéenews.

C’est dans l’après-midi du lundi que la délégation ministérielle est arrivée à Lélouma, une préfecture située à 65 kilomètres à l’ouest de Labé. Après la réception au siège de la préfecture, une visite de terrain a eu lieu à Doporo Tata. Dans cette localité, la ministre Jacqueline Sultan s’est entretenue avec les producteurs de Lélouma.

Au nom de ses pairs, madame Kadiatou Diala Kadjé Diallo, responsable des groupements de la préfecture de Lélouma, a exposé certains difficultés auxquelles est confrontée leur organisation.

«Il ya assez de groupements actifs ici à Lelouma, mais nous avons assez de difficultés. Si on prend la pomme de terre cette année, la production n’a pas réussi chez nous. La majorité à pourri comme vous le constatez avec cet échantillon. Ensuite, on a des difficultés énormes dans ces groupements constitués en majorité par des femmes. Pas de clôture, pas d’eau, pas d’aménagement et pas de magasins de stockage. En plus, les rendements sont très faibles. Donc, nous sollicitons votre aide dans ce sens. Néanmoins, nous vous remercions pour les appuis que vous ne cessez de manifester à notre égard à travers les engrais qui nous facilitent vraiment la production », a-t-elle déclaré.

En réponse, madame Jacqueline Marthe Sultan a déploré la résurgence de la maladie de la pomme de terre au Fouta Djallon. «J’ai bien écouté la représentante des groupements agricoles féminins qui a bien voulu nous montrer des pommes de terre qui ne sont pas du tout de bonnes pommes de terre que nous aurions pu espérer voir à Lelouma et qui dénote de la problématique qu’ont vécu beaucoup de producteurs de pomme de terre pas seulement à Lelouma mais sur tout le plateau du Fouta Djallon. Ce problème a été identifié l’année dernière et est très important. Cette année aussi, il se développe. Je constate qu’il y a des pertes au niveau de la production de cette pomme de terre par ceux-là qui pratiquent cette culture », a-t-elle fait savoir.

Ensuite, la ministre de l’Agriculture a précisé que cette résurgence est liée à beaucoup de facteurs entretenus par les vendeurs d’engrais et les producteurs: «nous sommes aussi en partie responsables. Quand je dis nous, je veux parler de ceux parmi vous qui introduisent des semences de pomme de terre contaminée et ceux-là qui se procurent de ces semences de pomme de terre qui passent probablement frauduleusement à travers les frontières terrestres et font subir des pertes énormes à ceux-là qui, en toute confiance, vont s’approvisionner auprès d’eux. Mais par ailleurs, il y a également des pratiques culturales qu’il faudrait peut-être revoir compte tenu du changement climatique que nous observons chez nous et qui font que vous avez subi de plein fouet pendant ces deux années. Elles se répercutent sur la production de la pomme de terre…»

Enfin, des propositions de solutions ont été faites de part et d’autre pour tenter d’éradiquer ce problème qui constitue une gangrène pour les producteurs de la Moyenne Guinée.

 

Source : guineenews.org

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