CHAN 2018 : Deux questions à Amadou Diaby, vice président de la Feguifoot

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« Désormais, on ne peut plus se permettre de faire de la simple figuration dans les compétitions africaines auxquelles nous participons. »

De passage à Paris où il est en transit avant de rejoindre le Royaume Chérifien où se jouera le Championnat d’Afrique Des Nations (CHAN) de football à partir du 13 janvier prochain, Guinéenews© a posé deux questions au vice-président de la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT). Sourire aux lèvres, c’est un Amadou Diaby très optimiste qui s’apprête à prendre son avion pour le Maroc où il vivra sa toute première expérience en tant que délégué fédéral d’une compétition continentale.

Guinéenews© : Le CHAN débute dans quelques jours au Maroc. La Guinée est engagée dans cette compétition. On sait que vous avez passé une année 2017 un peu difficile à cause des mauvais résultats du Syli national A. Qu’est-ce que vous comptez faire pour redresser la barre ?

Amadou Diaby : Nous sommes à la veille du Championnat d’Afrique des Nations. Aujourd’hui, tout ce que nous voulons, c’est d’avoir tous les fans du Syli national local derrière son équipe. Pour nous, cette compétition, est extrêmement importante. L’année 2017 n’a pas été reluisante en termes de résultats, c’est vrai. Nous le savons. On sait que le public est déçu. On sait que le public s’impatiente. Nous savons aussi que les attentes sont grandes. Ce qui est tout à fait normal. Cependant, nous demandons à tout un chacun d’être patient. J’insiste beaucoup sur le mot patience. Nous sommes en train de mettre les choses en place petit à petit, tout restructurer, dynamiser, réaménager et réorganiser. L’objectif étant d’avoir une solide fondation pour le développement du football guinéen. Ça va prendre un certain temps mais nous y arriverons.

Nous n’avons pas peur de critiques objectives parce que nous voulons faire avancer le football guinéen. Pour toutes les bonnes idées, nous sommes ouverts. La seule chose que je déplore, c’est la personnalisation du débat. Nul n’ignore la passion du président Antonio Souaré pour le football. Ce n’est pas en l’insultant qu’on peut developper le football guinéen. Il faut l’accompagner, le soutenir et lui proposer des idées.

Comme vous le savez, le directeur technique national Chérif Souleymane travaille dur aussi de son côté. Il a reçu à la fin de l’année 2017 un responsable de la Direction Technique de la Fédération Française de Football. Ce dernier a fait un diagnostic de nos besoins. Très prochainement, nous allons signer une convention avec la Fédération Française de Football qui est prête à nous accompagner.

Aussi pour votre information, l’homme d’affaires malien, Samba Bathily a offert à la Fédération Guinéenne de Football, deux bus sortis d’usine pour nos équipes nationales. Il l’a fait parce qu’il aime la Guinée qu’il considère comme sa seconde patrie. D’ailleurs, je saisi cette opportunité pour le remercier du fond du coeur au nom de la Fédération Guinéenne de Football.

Pour revenir à l’équipe nationale locale, nous sommes présentement focalisés sur le Championnat d’Afrique des Nations qui débute dans quelques jours au Maroc. La Fédération Guinéenne de Football avec à sa tête Antonio Souaré et le ministère des Sports se sont donnés la main pour permettre à l’équipe locale d’être dans des conditions optimales pour préparer et jouer le CHAN. L’objectif assigné au sélectionneur national et à son staff étant de ramener le trophée à Conakry. Désormais, on ne peut plus se permettre de faire de la simple figuration dans les compétitions africaines auxquelles nous participons.

Guinéenews© : Depuis quelques années, il n’y a aucun contrat qui lie la Guinée à un équipementier sportif. Où est-ce que vous en êtes par rapport à la recherche d’un nouvel équipementier sportif pour les équipes nationales guinéennes ?

Amadou Diaby : En ce qui concerne l’équipementier pour nos équipes nationales, nous sommes très avancés dans les négociations avec l’Italien Macron. Il y a quelques semaines, sur une mission du Comité Exécutif et de son président Antonio Souaré, j’étais à Bologne en Italie avec l’intendant du Syli national Ousmane Decazi Camara pour visiter les locaux de l’entreprise et discuter directement avec ses responsables, sans passer par les intermédiaires. Je peux vous assurer aujourd’hui que les deux parties sont presque d’accord pour travailler ensemble. Dans un premier temps, nous avons reçu leurs propositions que nous avons soigneusement étudiées. Derrière, nous leur avons fait des contrepropositions. Il est prévu qu’on se retrouve le mois prochain autour d’une table pour signer le contrat. Pour le moment, je préfère ne pas vous en dire plus. Tout va se faire devant vous.

Avant la signature du contrat proprement dit, Macron a tenu quand même à nous habiller pour le CHAN. C’est pourquoi d’ailleurs, je suis de passage à Paris pour pouvoir partir avec les équipements à Casablanca où je vais arriver jeudi 11 janvier au même moment que l’équipe nationale locale qui était en stage à El Jadida. Je voudrais juste annoncer que Macron a fait un travail phénoménal. Je suis certain que le Syli national local sera parmi les équipes les mieux habillées du CHAN. Ils nous ont fait des parkas en tenant compte du froid, des survêtements, des joggings, des polos, des sweats, des pantacourts ainsi que des maillots entrainement et jogging entrainement pour le staff. L’équipe nationale a trois jeux de maillot plus shorts pour les matches à domicile et trois pour les matches à l’extérieur et une grande quantité de maillot d’entrainement. Tout va être mis à leur disposition à temps en tenant compte des délais fixés par la Confédération Africaine de Football (CAF).

Entretien réalisé à Paris Par Tanou Diallo pour Guinéenews©.

 

Source : guineenews.org

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