Poursuite des enquêtes sur les armes chimiques de la Syrie : pourquoi la russe met son veto

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De prime abord, à première vue, il est impossible de ne pas penser spontanément que c’est dans le dessein russe d’éviter que son allié syrien soit épinglé, puisque les premières enquêtes sur cet hôpital bombardé avaient déterminé que certaines souches de ces gaz provenaient de la Syrie.

Mais plus tard, une autre version disait que les terroristes avaient également employé ces mêmes gaz sur des civiles. Cela laissait de fait la latitude aux Russes de laisser sous-entendre que ces gaz ont été employés pour jeter le discrédit sur son allié, qui ne serait pas les seuls à les posséder. De ce côté, rien n’est dit en définitive.

Le mandat des enquêteurs étant terminé sans aucune conclusion fiable et viable, le renouvèlement de ce mandat a trouvé le véto russe sur son chemin à l’ONU. Certains analystes pensent que cela pourrait avoir d’autres motifs supplémentaires qui justifient ce veto :

Premièrement : ils sont en grande partie la puissance qui a eu raison des terroristes en Syrie et en Irak, ils ont leur mot fort à dire, d’autant que l’allié Donald Trump vient de dire à Hanoï que seuls les « idiots » sont contre une alliance avec Poutine, qui d’autre pourrait  se mettre en travers de son chemin, en Europe ?

Deuxièmement : la guerre semble tirer à sa fin. La prolongation de ces enquêtes ne feront que jeter  l’anathème sur Bachar Al-Assad, « qui fait partie du problème, il ne peut pas faire partie de la solution ». Ceux qui disaient cela n’ont plus la donne des cartes, mais leurs idées sont véhiculées par les différentes fractions et protagonistes de cette guerre et ils sont tous en Europe, et comme Trump ne regarde le « vieux continent » que d’un œil condescendant, il est facile à Poutine de faire table rase comme lors des pourparlers de paix d’Astana. Bachar reste un allié indéboulonnable

Troisièmement : Bachar à la tête de la Syrie, le marché de la reconstruction est incommensurable en Syrie et en Irak, puisqu’aucun bâtiment ne tient débout dans les zones de guerre libérées, des positions géostratégiques pour contrôler le monde.

Ainsi, pour garder la main sur cette partie du monde, il faut montrer de quel bois l’on se chauffe, ce véto met fin à toute velléités de perturbation, et cela n’est pas pour déplaire à l’Uncle Trump. Les autres n’ont que rage au cœur en constatant les dégâts du droit de veto.

 

Source : guineenews.org

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